Chaleureuse Mongolie ...
Réveil 6 heures. J'ai une furieuse envie de décoller, il fait frais et le ciel est couvert, ce qui nous préserve du soleil, en plus pas trop de vent.
Finalement mes compagnons de route préfèrent se lever à 8h00, entre temps j'ai somnolé.
Nous reprenons la piste quittée la veille au soir, nous la suivons en fond de vallée, il fait déjà chaud.
Nos réserves d'eau ne sont pas au top, il nous faut apprendre à mieux gérer et anticiper. Pas de village au alentour. Nous apercevons enfin une construction. La présence d'un abreuvoir devant le bloc de béton carré nous informe immédiatement que c'est un puit. Malheureusement la porte est cadenassée. La chaleur nous rappelle vite que nos réserves ne sont pas brillantes, nous décidons de nous diriger vers une GHER que nous apercevons au flan du massif, certes cela nous détourne de quelques kilomètres et nous fait grimper une petite côtelette mais c'est plus sûr.
Je pars devant, si c'est impossible de faire le plein je reviendrai. Mais je ne reviendrai pas.
Je suis accueilli par des enfants. Une femme sort de la GHER, les enfants sont tout crottés mais souriants et beaux.
Ils comprennent rapidement mes gesticulations et se précipitent pour me remplir mes outres et bidons. Eric et Claudine arrivent et la suite est incroyable de chaleur et de générosité.
Invités dans la yourte, ils nous offrent: fromage séché, lait, petits pains.
Nous tentons d'échanger quelques propos ; ce n'est pas simple, nos premiers mots en mongol semblent incompréhensibles, mais Claudine a eu la bonne idée d'emporter un dico français-syrillique et d’apprendre quelques mots avant son départ fait le lien.
Nous faisons une belle séance de photos, le numérique fait fureur, après chaque prise ils veulent se voir...
Nous échangeons nos adresses, c'est vraiment un moment inoubliable, encore quelques geste de fraternité (eau dans la casquette, bougie et allumettes), lait jeté en l'air pour porter chance à notre équipée, et nous repartons tout penauds et humbles.
Nous coupons à travers le massif pour rejoindre la piste, c'est roulant, extrêmement roulant.
Nous arrivons dans un village un peu moribond, c'est la sortie de la classe, rapidement une nuée de gamins nous entoure, ils touchent à tout, rigolent.
Nous achetons un soda bien pétillant et chimique mais désaltérant. Nous reprenons la piste pour grimper deux cols, nous pouvons admirer durant la montée ces superbes paysages, immenses vallées et massifs imposants, c'est grisant de pédaler dans cet environnement grandiose.
Nous trouvons un puit le long de la piste, il y a une grande langue dans glace qui descend vers le fond. Une petite toilette s’impose, un mongol arrive avec son troupeau de chevaux pour le faire boire.
Des gamins l'accompagnent et déjà pour leur âge ils sont d'une impressionnante habilité sur leur monture.
Nous planterons la tente quelques kilomètres plus loin. Le coin est majestueux de beauté.
Je tente de faire chauffer ma bouffe sur un feu de bouse et cela s'avère très efficace (j'adopterai cette méthode jusqu'à la fin du voyage).Encore une magnifique journée, même si ce soir le temps se couvre un peu.
Compteur jour : 45 kilomètres
Compteur total: 155 kilomètres
|