Quand la Mongolie chante.
La Mongolie est immense, la Mongolie est intense.
Ce matin encore un réveil bien tardif, 8h00. J'aimerais bien être déjà en route, depuis 6h00 le mongol de la yourte dans face (c'est à dire la colline d’en face...) est levé. Sur son cheval, il chante et son chant est à sa place dans cette immensité, c'est beau, sa voix résonne et baigne toute la vallée, j'ai envie que cela dure toujours. Il va chercher son troupeau de chevaux qui s'est éloigné dans la nuit. Ensuite il viendra nous rejoindre suivi de ses frères, fils et père pour boire un café. Nous échangeons du tabac et quelques propos grâce au phrase-book. Claudine part chercher de l'eau à cheval à la source de la veille, en attendant, Eric et moi remballons notre matériel pendant que nos visiteurs utilisent les jumelles que nous avons eu la bonne idée d'emporter avec nous. Ils voudraient bien les garder, mais je prétexte que c'est pour mon travail, ils n'insistent pas, mais ils ne les quitteront pas jusqu'a notre départ.
Nous reprenons notre route, la piste est parfaite, elle file sur une longue et douce colline herbeuse, nous roulons sur une piste de terre bien tassée et parfaitement lisse, c'est un régal, rien d'agressif aussi bien sous les pneus que dans le paysage, c'est une piste tracée pour le vtt, le pied total.
10 kilomètres plus loin nous surplombons une vaste dépression. La suite de notre itinéraire se trouve en face sur l'autre rive, il faut traverser cette cuvette et de notre position nous pouvons suivre la piste qui la traverse de part en part, le soleil est déjà haut de le ciel et il commence à cogner sévère, des nuages de poussières s'élèvent et signalent la présence des véhicules.
La piste est bonne et je file sans regarder derrière moi, le soleil tape dur et je ne veux pas sécher ici.
Au pied du petit col, qui permet de sortir de la cuvette, avec Eric et Claudine nous observons notre première colonie de grues cendrées, elles déambulent gracieusement dans une mare.
Nous grimpons pour sortir, c’est court et raid, l’impression d’être une mouche dans un bol de lait bouillant, nous débouchons devant une gargotte.
L'accueil est très sympa, essayage des vélos, séance photos, nous achetons un soda et paressons un moment, profitant de l'ombre de la maison. Il est 13 heures, le soleil est en pleine forme, nous décidons de repartir.
La cuvette suivante est cette fois de 15 kilomètres, pédaler sous ce soleil est un peu arrogant de notre part, la sortie s'effectue cette fois par une grimpette un peu plus longue, heureusement le paysage est grandiose et fait un peu oublier la fournaise.. Arrivés au col nous discutons avec une équipe de géologues internationaux. Je crois qu'ils nous prennent pour des fous, merci je vais bien !
Nous enchaînons avec une longue descente vers la plaine, une immense plaine. Le fond de celle-ci est traversé par un lac asséché visible depuis le col. Après avoir rejoint le lac nous hésitons un moment avant de trouver la piste qui doit nous faire rejoindre le village de l'autre coté du lac. Mais Eric s'est procuré de bonnes cartes au 500 000 à UB avant de partir, elles s'avèrent plus d'une fois assez fidèles surtout qu'Eric touche sa bille en matière de topographie/cartographie.
Finalement nous dormons sur l'autre rive, sur une pelouse d'herbe. Nous sommes au milieu de cette immense plaine c'est magique, majestueux et Vivaldi fini de m'achever. Bonheur !!!!
Compteur jour : 55 kilomètres
Compteur total: 210 kilomètres
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